vendredi 27 février 2009

du fond de mon lit





                                                                                               Toute la nuit, j'ai toussé, et ce matin, j'étais étonné qu'il me reste encore des poumons. La fièvre, peu importante, m'abat doucement. J'ai quand même réussi à me lever,  puis, une fois l'urgent réglé, je me suis mis au lit -grand luxe- tout l'après midi, et j'en ai profité pour écouter les chroniques de Didier Porte. Mais la fièvre m'a empêché de tout comprendre, et assommé, je m'endors de temps à autre.    



                                                
A mes côtés, sur le lit,  2 téléphones et l'ordinateur. Aucun des chats n'a jugé bon de venir me soutenir. D'une oreille distraite, j"écoute la radio, je regarde ma chambre d'un oeil neuf. C'est rare de voir la lumière de l'après midi décliner sur les bouleaux du jardin . Je regarde les murs, je les prends en photo.D'habitude, je ne prends jamais le temps de regarder les murs de la chambre, ils sont là, tout simplement.


Je suis un mauvais malade, je n'ai pas pris de médicaments, à peine un peu de sirop quand j'étouffais quasi après les quintes de toux.
 En fait je déguste le plaisir un peu malsain de me laisser bercer par ma fièvre, et me donner des raisons de "me légumer" dans mon lit.
Bon, pour rassurer les membres de ma famille qui font ici une petite halte en ma compagnie, j'ai  quand même fini par accepter  une aspirine... 
z
27 Février 2009 

jeudi 26 février 2009

Henri Salvador ...


Comme je vous l'ai dit,  je tiens le basson dans un orchestre composé de quelques adultes mais surtout d'adolescents.
Cette année, nous étudions plusieurs chansons d'Henri Salvador. Les " petits" de 6 à 8 ans chanteront et nous devrons accompagner : pas trop fort pour ne pas couvrir la voix des enfants, et pas trop doucement , sinon c'est pas la peine.
Et c'est là que j'ai besoin de vous, oui vous, qui passez de temps en temps sur mon blog !
La prof(le chef) souhaite que chacun de nous fournisse un petit texte introduisant chaque chanson d'Henri Salvador,  une petite  histoire courte, voire une invention sur le pourquoi de la  composition de tel morceau....(chaque texte sera lu par un enfant juste avant la musique)
 Voilà, voilà, il y a un  double hic et il est  de taille :  je suis malade et fiévreux depuis 4 jours et incapable de réfléchir à quoi que ce soit (la pauvreté de ce texte en est le reflet) et surtout -et là je fais mon "coming out" -je n'aime pas Henri Salvador. Ce n'est pas ma tasse de thé, çà me laisse carrément  de marbre.
Par contre,  je me réjouis que les partitions de basse soient faciles à étudier, donc, je ne me foule pas beaucoup.

 J'imagine que  nombre d'entre vous vont hurler, inutile,  je n'ai même pas honte. Pendant que j'y suis, je peux compléter votre consternation en vous avouant que je n'aime pas Edith Piaf. (qui repose au Père Lachaise pas très loin d'Henri Salvador). Hein, vous me détestez ? ce n'est pas le but recherché, çà me fait juste  un bien fou de l'écrire, sans vouloir outre mesure enfoncer  deux "monstres sacrés" de la chanson française
Bon si certains d'entre vous sont inspirés par le sujet et qu'ils acceptent de m'aider, çà m'enlèverait une grosse épine du pied, parce que là "c'est une tisane et au lit !"
il me reste 5 jours pour choisir 2 chansons à illustrer... suis pas emballé , mais faut que je trouve....
Allez une petite berceuse très  "neu neu"(so "cute" disent les zados) avant d'aller se coucher et pour me faire pardonner de nager à contre courant !


z
26 Février 2009 , Rédigé par Zigmund

samedi 21 février 2009

conjecture de nicolas sarkozy


  ou

:"J'ai même rencontré des Nicolas- Sarkozy sympathiques"
Comme le dit ce petit article extrait du canard enchaîne, deux mathématiciens ont démontré une conjecture touchant à la théorie des nombres.l'un français s'appelle Jean Louis Nicolas, et l'autre hongrois Andras Sarkozy,sans parenté avec l'autre .Ce Sarkozy mathématicien aurait signé une pétition sur internet pour protester contre la politique du gouvernement français en matière de recherche...
z
21 Février 2009 , Rédigé par Zigmund

lundi 16 février 2009

sortie d'Egypte



Voilà, impossible de reculer, nous partons pour une semaine de vacances. Toulouse pour voir la famille, l'Aveyron pour voir les amis. L'idée de laisser la maison est une angoisse, même si je me réjouis du voyage. D'abord, une frénésie de rangement (la table), ensuite les bagages, pèle mêle vêtements de campagne chauds et solides et  vêtements de ville, puis vient le choix des livres à emporter (je me suis limité à sept, comme quoi je suis raisonnable ! ). je n'en lirai  qu'une partie, mais leur présence me rassure.Et puis on n'oublie pas  l'ordi dit Mémèle(bien sûr parce que "je vais voir mes mails")
Et puis il faut quitter les autres membres du collectif l'Escale, dont les chats.Pour ce qui concerne les matous, Zigmund-chat comprend très vite que l'agitation ambiante et l'accumulation de bagages dans l'entrée n'augure rien de bon, il comprend pourquoi  sa gamelle est un peu plus pleine, il devine que nous partons et que les visites d'humains caresseurs et remplisseurs de gamelles  vont se raréfier et surtout qu'il va devoir supporter les bêtises d'Elvis.
(Zigmund est noir ombrageux et "défiguré du c.." c'est à dire sans queue depuis un accident,
 et Elvis est roux, gros,et toujours prêt à  jouer ; il a la particularité de faire des gaz particulièrement nauséabonds et a failli s'appeler Ali -à cause d'Ali le chimique- son surnom est bien sûr : le "matou roux..pète").   
La voiture est pleine, rien de vraiment inutile, peu de choses réellement indispensables, et pourtant çà déborde comme si nous partions pour un mois. Je m'en veux de ne pas savoir voyager léger.
Un peu sonnés par la route, nous arrivons à Toulouse dans une réunion familiale. Mes cousines ont préparé des montagnes de beignets délicieux, des gateaux il y a du thé à la menthe, de la tarte Tatin. Deux ans ont passé, nous avons plein de choses à nous raconter ; nos chemins et nos choix sont bien différents, mais c'est un grand plaisir d'être tous réunis.
Nous sommes rentrés heureux et un peu fatigués chez mon oncle et ma tante.
L'appartement  est situé au dernier étage d'un immeuble près de la Garonne, dans l'immeuble voisin habitait ma grand mère.C'est là que j'ai vécu il y a longtemps, c'est là que j'allais en vacances.

Je n'ai pas très bien dormi à cause des souvenirs et aussi de l'absence des chats (je sais, c'est très bête, mais j'assume).
Ce matin je me suis levé avant tout le monde pour regarder cette ville que j'ai du mal à reconnaitre : la promenade le long de la Garonne où j'allais jouer avec mes cousines, le toboggan et l'échangeur qui ont pris la place de  "mon" terrain de basket, au loin les arènes, et au delà de la Garonne, la piscine(autrefois la plus grande et la plus belle d'Europe) où mon oncle m'a appris à nager...
Les quelques jours prévus dans l'Aveyron seront différents : un petite maison dans un village minuscule, des copains élèvent quelques chevaux, c'est une vie simple, calme avec un chien et des chats qui se laisseront peut être caresser.
 z
16 Février 2009 , Rédigé par Zigmund

vendredi 13 février 2009

l'aquarium va à vau l'eau






 Depuis la mort de Saruman, miss Labéo déprime sec. 
La voilà qui broie du noir, se terre au fond de l'aquarium, parmi les algues brunes douteuses.
Pourtant, quand elle daigne se montrer, elle semble  en bonne santé. Elle  ne remonte plus à la surface, ou peut être,  attend elle que j'aie le dos tourné.
Allez miss Lab tiens le coup, sois cool.(et puis je ne souhaite pas aller t'enterrer au pied du bégonia de la salle d'attente près de  ton copain Saruman).
Victor le nettoyeur, se planque sous un bout de bois dans le même coin que miss Lab. Il faut que je leur explique que c'est inutile d'essayer de se reproduire et qu'il existe des lois génétiques immuables, même dans un aquarium en autogestion..





(parenthèse : photo prise dans un restau chinois : c'est moi qui ai les idées mal placées ? la photo est bien à l'endroit...)

 Dans la mesure où Victor s'est lancé dans le camouflage, en même temps que la pompe nettoyante a déclaré forfait, l'aquarium est sale et triste.   (vous voyez c'est degueu hein?)



 La jardinerie m'a commandé une nouvelle pompe qui arrivera dans un mois.
La seule idée d'attendre un mois supplémentaire avant de repeupler l'aquarium en poissons et plantes, me déprime.
Pour remonter le moral de tout le monde , le mien d'abord,  et celui des deux survivants, j'ai donc acheté Rocky ,( ou Rocky Siffredo)  un tout petit poisson nettoyeur  plein d'entrain, qui se ballade joyeusement  sur les vitres et les plantes.  Pour l'instant il est plutôt attendrissant, mais s'il grandit, en quelques années il deviendra assez gros et moche.
Bon l'essentiel c'est qu'il donne déjà un bon coup de main nageoire pour la transparence des parois...


(photo floue  =>Rocky refuse toute publicité sur ses activités ménagères)
Z
13 Février 2009 , Rédigé par zigmund

samedi 7 février 2009

bagarres virtuelles


7 Février 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #bonheurs divers

De temps en temps, je m'offre une soirée de Go sur internet.
J'ai longtemps souhaité jouer au go, ce jeu m'a tout de suite fasciné,  et j'ai passé quelques années de ma vie à chercher des joueurs. 


En attendant, j'ai joué au bridge, J'étais classé prometteur, sans plus, j'aimais les cartes ...et je détestais l'ambiance qui régnait parfois, pas tant l'aspect "bourgeois"de la chose, que les horreurs que pouvaient se dire les gens, dans les tournois après une erreur.
 Je me souviens d'un couple adverse : l'homme s'était trompé dans une annonce et sa partenaire furieuse lui a lancé "je comprends pourquoi ta femme t'a quitté si tu joues comme çà !"
(marrant à postériori mais çà  vous plombe grave l'ambiance d'une partie...) je me souviens qu'un de mes partenaires essayait ( pitoyable pagnolade) de tricher  en touchant sa poche gauche  pour m'indiquer de jouer coeur.'fin de l'épisode bridge and prejudice)
Ai un jour  reçu un jeu de go en cadeau d'anniversaire et d'adieu...je me suis donc retrouvé seul face à cette planche de bois quadrillée  et ces "smarties" noires et blanches et un grand vide dans ma tête.
(dessin  Martin Lersch)J'ai fini par rencontrer des gens qui m'ont appris le go , car si la règle est simple, la maitrise est extrèmement complexe.*
J 'ai donc pris plusieurs tôles, et subi bien des humiliations, mais je restais accro à ce jeu.(une précision : pas d'argent au go). J'étais déjà trop vieux pour progresser, j'enseignais aux débutants pleins de neurones tout neufs, qui après quelques mois me mettaient des  pâtées mémorables...
J'ai pris beaucoup de plaisir à participer aux stages d'été, il y régnait une ambiance de fête permanente,karaoké, jeux de rôles, alcools et tabacs, c'était un peu une  colo pour adultes, certains ne dormaient pratiquement jamais.
C'est là que j'ai fait mes premiers progrès... en origami.
 Parce que malgré mes efforts studieux, mon assiduité aux cours, mon niveau stagnait ridicule et minable.
Il semble même que je détiens le record de la progression la plus lente de tous les joueurs licenciés....
Néanmoins je continue et je  m'accoche tel le morbach moyen, faut croire que je suis maso.

Si quelqu'un réécrit  l'histoire du Go au XXième siècle, il distinguera : la période   avant Hikaru et celle après  Hikaru.
Hikaru no go c'est un manga (donc japonais) très bien fait qui raconte la rencontre d'un gamin assez attachant, avec le monde du go,  son  évolution personnelle (on le voit grandir jusqu'à l'âge adulte) et son ascension.
Pour ceux qui sont patients, je vous mets un épisode(pas le premier car il a disparu du net) .
 Ce manga et l'anime, ont suffi à convertir beaucoup de jeunes et en quelques années le nombre de licenciés a explosé.
A çà on ajoute les progrès des serveurs qui permettent de se mesurer avec des joueurs de tous pays via internet et c'est le bonheur.
Avant, c'était la galère en province pour trouver un partenaire (au go on ne dit pas adversaire).
Satisfaction perso, mon niveau sur internet progresse (même s'il reste  très bas ), çà fait chaud au moral.
Du jeu lui même, je vous dirai peu ; je m'étonne même  que vous soyez encore là pour me lire.
.J'aimerais juste  vous faire imaginer le bruit des pierres sur le goban dans le silence, la tension lors de certaines parties comme si votre vie dépendait de cette partie, et surtout la joie qu'on ressent, pas forcément après avoir gagné(c'est mieux quand même! ) mais quand on a le sentiment que c'était une belle partie. -------------------------------------------

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.*"le monde est un jeu de go dont les règles ont été inutilement compliquées" citation extraite je crois d'un livre de Pierre Aroutcheff

z

vendredi 6 février 2009

clocher tors




 Quelques clochers tors pour Berthoise 
Celui ci est le plus impressionnant, il donne l'impression d'être penché...
Ces quelques photos pour  Berthoise

http://berthoise.canalblog.com/

qui raconte si bien les toits de la région de Beauvais et  qui souhaitait  des images de clochers tors...
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--6 Février 2009 , Rédigé par Zigmund
z

jeudi 5 février 2009

gratuité subversive /don à l'étalage

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Le texte qui suit est un autre volet du sujet " gratuité= subversion ?"
Les "dangereux asociaux ?"(j'essaie d'imaginer les mots employés par ceux qui ont demandé à la police de faire évacuer cette "bande de chevelus ?") , les  "zin(zin)dividus?"qui créent des espaces de gratuité, soucieux de nuire doublement à leur prochain ont mis en place le "concept"(aïe suis mal barré moi!) de don à l'étalage, et çà aussi c'est de la subversion à l'état pur : en gros vous déposez de préférence dans un grand temple de la consommation un objet que vous offrez à qui le trouvera et sera content de l'avoir trouvé. bien sûr il faut que l'objet soit différent des autres, bien marqué, usagé, ou  fabriqué pour qu'il ne puisse y avoir d'accusation de vol. On évitera donc le livre neuf offert dans les rayons d'une grande librairie ...
Voici un extrait du texte qui accompagnait le recueil de textes qui m'a été offert en don à l'étalage dans une grande librairie. 
  "le Don à l'étalage consiste à emporter avec soi des objets qu'on a fabriqués ou que des copains/copines ont faits pour aller les placer discrètement dans les rayons des magasins.
ainsi consommateurs et consommatrices dépourvus de carte au trésor pourront découvrir, par hasard, au milieu de la profusion des marchandises un objet libre de tout prix et par là même d'une valeur d'autant plus grande.Car cet objet tombe dans les mains de celleux qui fouillent et non dans celles guidées par un catalogue publicitaire, un moteur de recherche ou un conseiller vendeur. Ces objets sans prix, clandestins au pays du fric, procureront, lors de la sortie sans achats, les mêmes frissons qu'un bon vieux vol à l'étalage. Ces transgressions, n'ont pas de prix et jettent la confusion, car après tout, sortir d'un magasin avec un objet qu'on n'a pas payé, n'est ce pas là ce qu'on appelle du vol ? Qu'importe  que celui ci n'appartienne pas au magasin et soit d'emblée gratuit, cela nous simplifie juste  la vie le vol et l'argent ! (...)
Mais chut ! le Don à l'étalage n'a pas vocation à finir dans les rubriques culturelles, ou que ces objets aient la saveur d'un "vu à la TV", recensées, mis à la poubelle par des employés ou vendus à prix fort comme la dernière bizarrerie rebelle. Alors cette bouteille que nous te tendons, si elle est à ton goût, fais la passer de main en main, partage la avec des ami-e-s"
 

 Voilà, désolé d'avoir fait un peu long sur ce sujet  qui me tient à coeur depuis ce jour de janvier où un  espace de gratuité créé en centre ville n'a duré qu'une heure avant évacuation par la police ...    
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