mardi 31 mars 2009

Psy o logis

En me promenant sur internet, j'ai fini par aterrir sur ce blog     
http://samedidefi.canalblog.com/

22 mars 2009

Consigne #53

Chez le psy, cette semaine!
Installez vous sur le divan, confortablement.
Vous y êtes à l'aise ? Bien calé(e)s ?
...
Respirez un grand coup...
Encore plus profondément....
Fermez les yeux...
Complètement...
Parfait...
Vous êtes dans un endroit agréable, où ce qui se passe est bon. C'est sans doute hier, la semaine dernière, il y a 3 mois, 2 ans, 20 ans... Vous vous en souvenez....
Où êtes-vous?
Décrivez le lieu, l'entourage ce que vous y faites...

Bonne détente!

psy-o-logis (Zigmund)



«le psy : -Vous avez rendez vous ?
Moi : -Oui bien sûr
Le psy : -Alors entrez c’est votre tour. »
Le cabinet du psy est un véritable paradis. Situé au cœur de l’ancienne cité, non loin du centre ville dans une petite rue pavée. Je suis d’abord assis face à lui, c’est un homme âgé, digne, ni chaleureux, ni glacial,  mais plutôt bienveillant ;  mon regard balaye la pièce : derrière lui une grande baie vitrée triangulaire permet de voir, luxe* inoui en centre ville, un jardin. Dans le fond du jardin, on devine la maison d’habitation, de bonne taille mais sans prétention. Mais surtout, il y a cette bibliothèque, sur deux des murs de la salle, les livres couvrent les murs, et montent jusqu’au plafond, une échelle-escalier, permet d’atteindre les ouvrages haut placés.
Le divan c’est pas mon truc, je réfléchis à ce que je vais bien pouvoir trouver pour prolonger   mon incursion dans cette pièce.
L’idéal serait d’obtenir du psy qu’il aille me chercher un rafraichissement, style cocktail coloré avec plein de fruits en déco, j’incline à ce que ce divan le soit – inclinable- (ce  sera mieux pour déguster le cocktail), le regret c’est que ce psy vieux jeu n’aie pas équipé ce fauteuil d’un système de massage du dos  comme on en trouve chez les coiffeurs…
-dites docteur, pendant que vous allez me préparer un drink,  je peux jeter un coup d’œil aux livres, allez soyez chic dites oui ! vous ne seriez pas assez cruel pour me laisser plus de dix minutes dans une telle bibliothèque et me refuser de feuilleter, de toucher, de caresser les ouvrages ?
 Maintenant que je suis dans la place, je dois donc  trouver le moyen de m’y incruster. Avant de venir, j’ai bien révisé mes vieux cours de psychiatrie, pour lui mijoter aux petits oignons un beau syndrome qui le questionne, pour qu’il me laisse prolonger mon incursion  dans son univers de livres bien rangés. Eviter aussi bien sûr de trop bien faire, ce serait l’internement garanti et  la bibliothèque de l’HP **est consternante  (la collection harlequin ou les SAS sont ce qu’ils ont de plus intello, c’est vous dire !).
 Long silence
Je suis sur le divan
 Il attend
Alors, finalement,  je décide la franchise, je lui avoue que mon seul but en prenant rendez vous avec lui, c’est de me prélasser dans son divan, en feuilletant quelques livres de sa bibliothèque, dans ce bureau éclairé en sirotant un énorme verre de  jus de fruit avec ou sans alcool… que je veux bien payer pour çà…que son prix sera le mien...
Ah ! pour la musique, si ce n’est pas trop abuser,  ma version préférée de la flûte enchantée c’est celle de Nikolaus Harnoncourt de 1987.
Merci à tout à l’heure…  


   *luxe : ceux qui ont ajouté mentalement Skywalker sont aussi gravement atteints que moi
**HP = hôpital psychiatrique


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vendredi 27 mars 2009

illuminés moutons



manque de temps pour un  vrai article.
Juste avant d'aller au lit , j'ai fait un petit tour sur le forum sarkostiquehttp://sarkostique.over-blog.com/

et quelqu'un a montré çà :  c'est complètement fou ! Un peu le contrepied du troupeau en autogestion  du "génie des alpages" de F'Murr
en cherchant un extrait du génie des alpages, je suis tombé sur ce blog  sympa



Ce blog sera  probablement muet  ou peu bavard dans les jours suivants (déclaration d'impôts puis vacances)
à bientôt

jeudi 19 mars 2009

un prunier nommé johnny



Johnny et Vonvon, avaient depuis longtemps perdu l'habitude de leurs vrais prénoms, et personne ne les appelait papy et mamie, ou papa et maman. 
Leur grande maison avec vue imprenable sur les ruines du château, était le lieu de retrouvailles et de fêtes pour les enfants et petits enfants. 
Vonvon,  en prenant possession de sa chambre avait déclaré, qu'elle voulait passer sa vie ici, et mourir un jour lointain dans cette même chambre.
 A Noël, ce bougeoir, installé sur une fenêtre, était visible de loin et c'était la promesse de  bien joyeux moments.
Comme dans toute maison familiale, la salle à manger gardait le souvenir de grandes tablées, de discussions, de rires,et  d'agapes. C'est là qu'on m'a converti   au  champagne à l'apéritif (celui de monsieur Sauvigner), puis suivant le menu (forcément de fête puisque nous étions réunis), nous avions plaisir à déguster le gewurtzraminer, le macon villages, et le sauternes, avec un minimum de modération. Nous gardons aussi le souvenir de certains plats oubliés  par Vonvon et  servis quelque peu carbonisés par exemple les célèbres endives à la potemkine.
 Vonvon était fière des roses de son jardin, et dans le bois tout proche  les jacinthes bleues qui couvraient le sol au printemps faisaient son bonheur.
Johnny était un scientifique "pur et dur", ancien ingénieur, passionné d'astronomie.Nous passions des heures à grelotter pour découvrir les étoiles (et j'essayais de camoufler  au mieux mes lacunes pour la partie "technique" de l'observation)  
Il avait pensé et dessiné cette maison, mais la fantaisie et le petit grain de folie étaient signés Vonvon.
Peu à peu, les mains de Vonvon se sont mises à trembler...et en peu de temps, Johnny  a pris la décision malheureuse de l'exil pour se rapprocher de nous. La maison a été vendue. Vonvon a tremblé de plus en plus, parlé de choses qui n'existaient que dans ses souvenirs, ou dans ses rêves,  puis ses gestes se sont ralentis,  sa parole s'est raréfiée.Les dernières années de la vie de Vonvon ont été une grande souffrance morale loin de ses repères, et aussi une déchéance physique terrible.
Nous nous efforçons de garder l'image de cette Vonvon coquine et facétieuse, un brin fofolle et futile,et  tellement heureuse de savoir "les lits de sa maison  pleins de monde".
Johnny, peut être pour cacher sa peine, s'était lancé dans la pèche à la ligne. Il passait la matinée et un bout de l'après midi assis sur le muret qui, au fond de notre jardin, surplombe la rivière. Il était fier de rapporter des gardons et des perches,(un peu fades) que nous nous partagions, puis il repartait le soir dans son appartement en ville. Johnny s'en est allé brutalement, un dimanche,entouré de ses enfants, alors qu'il somnolait après un bon repas dans notre salle télé.
Pendant un an, pratiquement personne de l'Escale, n'a approché du coin où il  s'installait pour pécher.C'est juste à côté de cet endroit qu'a poussé et grandi un prunier sauvage. Ce prunier qui se couvre de fleurs aujourd'hui nous l'avons appelé Johnny.

z


19 Mars 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #souvenirs


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dimanche 15 mars 2009

oculistiques 8 les instruments (suite)


15 Mars 2009 , Rédigé par zigmundPublié dans #oeil et regard


  Après une confrontation (et je pèse mes mots)  bien menée,( voir article précédent oculistiques 7 les instruments) vous allez vous retrouver avec une ordonnance lunettes en poche prêts à aller enrichir votre marchand de lunettes préféré.
La partie plus médicale de la consultation démarre ici.
Petit apparté important : je vous entends dire devant votre ordi "ben les lunettes c'est pas la peine d'être médecin pour les faire ! "  c'est à la fois vrai et faux. Je pourrais montrer à nombre d'entre vous comment  faire des lunettes, mais ce que je ne peux pas vous transmettre c'est ce que dix ans de médecine m'ont enseigné : la façon particulière de surveiller le patient qui choisit ses lunettes, cette recherche incessante du problème.
D'un  patient qui  bouge, cherche, hésite, un non médecin pensera qu'il  est  vieux, lent ou limité, alors qu'un médecin s'orientera  vers une cataracte, un  problème sur la macula, voire une tumeur cérébrale.De plus,  confier la détermination des lunettes à l' opticien, le rend à la fois juge et partie,  aussi honorable que soit sa profession, l'opticien est un commerçant son but est de vendre, quand  celui d'un médecin normalement honnête est de vous faire le meilleur verre (si possible le moins cher) et de prévenir ou repérer une maladie si la vue n'est pas satisfaisante.
 C'est ce qu'ont répété nos maîtres : "10/10 ou un diagnostic" peu compatible avec des objectifs comptables.(fin de l'aparté)
Non ! ne partez pas tout de suite avec votre ordonnance de lunettes et ne sortez pas votre chéquier, j'ai  encore plein de misères à vous faire.
C'est le moment de placer entre vous et moi ma table pendulaire sur laquelle repose ma lampe à fente.



La plupart de mes collègues travaillent avec une table tournante, ou une table à translation. Pour différentes raisons , j'ai choisi ce type de table assez rare qui se soulève mécaniquement  pour que l'appareil choisi se place allumé devant le patient. Malgré la répétition de ce geste depuis de nombreuses années, je ne m'en lasse pas, çà a son petit côté magique, et çà ne tombe pas en panne (parce qu'il n'y a pas d'électronique) . C'est bête, je sais, mais j'adore ce geste.
Voilà, ma lampe à fente me sépare de vous, comme un mantra, j'ai répété mille fois "appuyez le menton et le front, regardez en haut", (c'est quasi un réflexe) , une goutte d'anesthésiant (çà pique,je sais) dans chaque oeil, après dix secondes de gène, vous ouvrez les yeux.
Sur mon tonomètre, mon cône à aplanation est prêt, et pendant que je vous distrais en vous saoulant de paroles, je le pose sournoisement sur votre oeil pour mesurer la "tension des yeux".(dans l'appareil je vois deux demi-cercles,qui s'éloignent ou se rapprochent ...) 



Les patients préfèrent de loin les tonomètres à air qui vous envoient un jet d'air dans les yeux, mais je suis vieux jeu et je  pense que la mesure est mons fiable.
C'est important de le faire à tous les adultes, parce que çà dépiste le glaucome. Mon patron disait qu'on était un criminel si on ne le faisait pas,alors, même quand j'ai un accès de flemme, ou que je dois me battre pour que l'oeil reste ouvert, je le fais.
Après, je regarde l'oeil lui même( agrandi par la lampe), l'iris c'est super beau , puis si tout est normal, je regarde le fond d'oeil, avec une loupe.
 C'est assez difficile pour moi et éblouissant pour vous, mais personne ne repart sans cette vérification rapide parce qu'en quelques secondes, on vérifie le nerf optique, les vaisseaux et la rétine .

Si tout est ok, je n'ai plus qu'à vous libérer en renvoyant la pendulaire à sa place...Si tout va bien, le travail est fait et bien fait en 5 minutes, le reste est discussion et explications.
Bon, puisque vous avez eu la patience d'arriver jusque là, je vous montre ce que je peux voir
-à  la lampe à fente



-avec une loupe  (le fond d'oeil : à gauche  le rond c'est la papille, les veines sont foncées, les artères sont claires, et au centre, à droite la zone sans vaisseaux c'est la macula).


Je ne peux, bien sûr, pas trop perdre de temps à m'extasier de la beauté de ce que je vois, mais après toutes ces années je ne suis pas blasé, et c'est bien comme çà.    
z

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samedi 14 mars 2009

bien dégagé sur les côtés





Dans le cadre "coupe de printemps-on rase bien ras-et on supprime ce qui dépasse",mon horizon vient de se modifier radicalement car les arbres de l'avenue viennent de se faire élaguer sévère.
Je serais tenté de dire que çà me défrise, mais non, je suis plutôt content de redécouvrir la ville et ses deux clochers sous un jour différent.
Depuis que j'habite ici,  je m'étais habitué à regarder la rue simplement à hauteur de rue puisque les érables me cachaient un gros bout de  ciel. Et voilà que je me surprends à élever mon regard et que je découvre un paysage légèrement modifié.
Bon les pauvres arbres ne  sont pas trop à leur avantage, un peu ridicules, comme quand on regrette d'être allé  chez le coiffeur sur un coup de tête... mais, dans quelque temps ils vont reprendre du poil de la bête...


 Cà repousse, hein ?




  A l'opposé, le jardin de l'escale abuse de l'autogestion,  le forsycia pointe ses fleurs jaunes, le bouddha s'enfonce dans le sol, les premières jonquilles pointent le bout de leur nez non loin des perce neige... orties et ronces prolifèrent.


Signe de printemps imminent, nos chats  ramènent à la maison des oiseaux morts qu'ils n'ont même pas mangés.

J'ai planté du persil en grande quantité,(nous adorons les salades de persil) , de l'aneth pour accompagner les poissons, de la lavande pour faire des biscuits (à la lavande).
Dès que j'aurai rangé ma fameuse table de travail (qui est de nouveau couverte de papiers à trier), je me lancerai dans la culture de cucurbitacées diverses et variées. C'est ma perversion : plus l'espace est petit, plus je rêve de le couvrir de potimarrons, courges spaghettis, avec le désir fou de voir tout çà envahir le mur et dégringoler vers la rivière proche... Souvent le résultat est désolant , voire humiliant : la récolte de l'an dernier se limite à ces deux pitoyables courgettes minimalistes  (faut dire que j'avais  semé "grunge" et sans trier, et qu'escargots et limaces s'étaient offert une orgie ).

La rhubarbe est assez prometteuse, et l'ache aussi. C'est un peu tôt pour les tomates cerise...
Je vais tenter de remonter le niveau de culture du jardin cette année histoire de faire honneur au printemps.

(Il fait nuit donc photos due mes plantations seront ajoutées plus tard)
 

  derrière zigmund le plan de rhubarbe ... à droite le forcycia et le bouddha.
                                                        
j'ai posté ce texte tard cette nuit ... quand je suis allé me coucher , à ma place sur le lit,  il y avait çà : contre quoi j'ai du lutter ....          

z
14 Mars 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #around l'escale


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lundi 9 mars 2009

vacances en vert et rose





 



Au milieu de la semaine toulousaine, nous avons gardé quelques jours pour aller voir des amis en Aveyron.Parenthèse reposante, que cette vie simple, en pleine campagne, dans un minuscule village. De tous côtés, du vert, sauf l'enclos de la jeune jument qui est boueux.
Ici ni télévision ni Internet.( çà viendra peut être mais ici pour le moment, c'est superflu ) Les chants des oiseaux et les hennissements de la jument, nous réveillent.
La préparation des repas en commun est un plaisir : discussions en épluchant les légumes, tests de recettes simples mais délicieuses. Tom et Michèle font leur pain, et leurs yaourts. (malgré tous mes essais avec le même ferment, je n'ai jamais réussi à obtenir ce goût légèrement acide bien agréable de leurs yaourts).
Sur la place du village voisin, cette fontaine sympa sans prétention.
J'ai manqué de temps et de courage pour les longues marches. Nous avons prêté main forte à un voisin retraité pour charger du bois .Il  nous a offert un pot de son miel de bruyère. Un vrai délice, qui a d'ailleurs servi à me remettre sur pied quand je suis tombé malade à mon retour de vacances. Ce sont des moments un peu hors du temps, une vie simple, sûrement pas facile, mais je crois que mes copains ont le sentiment d'être pile poil là où ils doivent et çà c'est précieux.
Nous sommes retournés vers la  grande ville rose.
 Je dépose des fleurs sur les tombes au cimetière de Portet sur Garonne. Autrefois, ici, c'était la campagne,la route d'Espagne, maintenant tout autour c'est une zone industrielle et commerciale, sur les 15km entre Toulouse et Muret ce sont des grandes surfaces ou des industries. C'est impressionnant de laideur.
Et puis je retrouve le Toulouse qui m'émeut,  il y a les jardins où j'ai joué, je n'ai pas retrouvé l'école qui m'a accueilli quelques mois. Toulouse est nostalgie,souvenirs, témoin  et preuve de l'exil qui signe la fin de mon enfance. J'aime cette ville qui m'a fait tant de peine.         


                           Malgré des visites  répétées dans cette ville, nous n'avions jamais goûté aux violettes de Toulouse, regardant de haut la spécialité locale comme un piège à touristes. Lors du précédent voyage , nous avons testé et nous avons eu  tort ou raison... C'est très bon,mais  "addictif" genre cacahuètes et exceptionnellement  raisonnable celui qui devant un paquet de ces friandises déclarerait, j'en prends une et après, j'arrête !
z
9 Mars 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #vacances

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mercredi 4 mars 2009

Aujourd'hui c'est concert


4 Mars 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #et çà je le classe où ?

Toujours malade, je sème mes poumons derrière moi, mes prestations au basson s'en ressentent.
Donc impossible de vous fignoler un texte correct.
Je profite qu'on peut encore mettre des vidéos musicales pour vous offrir ce morceau très célèbre .
Et je file reprendre un grog ... je finirai bien par guérir...
à bientôt-------------



                                                                                                                                                                        http://www.laquadrature.net/HADOPI                                                             
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un peu dans la même veine, certains d'entre vous ont pu remarquer que deezer ne permet plus l'importation des liens sur un blog, c'est nul !!!)

mardi 3 mars 2009

oculistiques 7 les instruments-la réfraction




                                                      Au début  il y a L'ARK ou réfractomètre automatique.






Le patient voit au bout d'une route une montgolfière rouge qui devient floue pendant que la machine  calcule la "pointure "des lunettes , c'est à dire la réfraction
(un de mes collègues raconte qu'une  patiente lui a dit avoir vu  "la sainte vierge" au lieu de notre OVRI*)
Je manipule un joystick pour centrer le rayon lumineux sur la pupille(donc faut ni parler ni  bouger!)(çà vous a un petit côté stars war agréable), et au bout de quelques secondes un ticket sort de la machine qui vous donne une idée des  verres qui pourraient aller.
Bon, dès  que la machine a fini son boulot, c'est à moi de bosser.
(Si votre oph est du genre pressé ou  peu consciencieux, la prestation s'arrête là  ou quasi : suffit de recopier la formule du ticket sur une ordonnance et "roulez petits bolides ! ").


Donc disais-je, au travail Zigmund ! 
A partir de là, vous avez le  choix, soit les montures d'essai à l'ancienne que les patients surnomment "l'aveu"**,soit le "beau" et très cher réfracteur que je m'offrirai peut être un jour.


Le réfracteur a un intérêt énorme qui justifie son prix, il ne fatigue pas les épaules.
Il y en a un à l'hôpital et je fais des efforts pour l'apprivoiser (il a des allures de martien, ou plutôt de robot pas futé).




Chez moi, je continue à l'ancienne avec mes montures "aveu" qui blessent et mon "piano" c'est à dire ma boite de verres, ma fidèle compagne depuis bien longtemps.
Vous pouvez ricaner, c'est un grand plaisir que de manipuler chacun des verres de cette boîte, de les nettoyer ,de tenter de les ranger au fur et à mesure. Parfois, pressé ou stressé, je me laisse dépasser par les évènements, alors, les verres s'accumulent en un tas informe, lamentable.(dans ces moments je me souviens avec émotion d'un de mes maîtres, un monsieur très digne, qui venait juste d'expliquer à plusieurs étudiants l'importance du rangement des verres au fur et à mesure, quand son regard s'est porté sur un box où un étudiant avait laissé un tas énorme. de verres d'essai..je revois son regard incrédule et l'éclat de rire général devant ce beau contre exemple.)
 
Si on laisse de côté le cas du jeune enfant, quel que soit le matériel utilisé, deux personnes conjuguent leurs efforts pour tester les verres, le patient et l'ophtalmo. A un moment ou un autre, il vous faudra donner votre avis, le plus souvent en répondant à la question "comme çà, c'est mieux ou moins bien ?"(qu'avec le verre d'avant évidemment !) .
C'est une chose très difficile pour le patient  de comprendre
que l'oph s'intéresse bien plus au verre choisi qu'à ce que lit la personne. Le tableau, dites vous bien que votre oph le sait par coeur et que ce ne sont pas vos erreurs de lecture qui l'intéressent mais le choix du verre. Pour le commun de mortels l'achat d'une paire de  binocles plombe bien un budget, donc mieux vaut être attentif. On est deux à choisir les verres, si le médecin ne fignole pas assez, (sauf quelques cas très simples), ou si  vous répondez n'importe quoi pour qu'on vous fiche la paix, on risque le ratage de verre, ce qui est  très dommage pour vos sous.
Bien sûr "il y a des reflets", vous avez les yeux larmoyants, et vous savez trouver plein de bonnes raisons d'éviter de répondre à la question fondamentale que je pose : "vous préférez avec ce verre là ou avec celui là ? " (comme si le marchand de chaussures vous demandait si vous êtes mieux dans le 42 ou le 43...ôtez moi d'un doute il n'y a que vous qui savez comment vous êtes dans vos chaussures, non ?..)
Pour ne pas faire trop long sur le sujet disons que "faire des lunettes"  c'est à la fois très simple, presque autant que choisir une taille pour ses vêtements, et très compliqué quand il faut fignoler un peu comme un tailleur qui ferait du "sur mesure" .
Ben , une fois qu'on a fini cette phase de réfraction, on passera à la partie médicale pure de l'examen.
Certains de ceux qui sont restés courageusement jusqu'ici se demandent peut être   en vrac
-pourquoi ne pas aller directement voir l'opticien ?
-puisque c'est compliqué d'aller chez l'oph etc...etc et pourquoi on peut pas avoir rendez vous hein? (that is THE question)
-comment on fait pour faire les lunettes des  bébés et des enfants ?
-et quand on sait pas lire hein ?
 Cool !  si çà vous intéresse, on y reviendra c'est promis.
Mais là , je dois porter  un grog aux  divers grippés adultes  de l'Escale. 

*OVRI= objet volant relativement identifié
** par référence au film de Costa Gavras avec Yves Montant bien sûr 


3 Mars 2009 , Rédigé par zigmundPublié dans #oeil et regard
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