dimanche 27 décembre 2009

surprise aller et retour

texte écrit  en réponse à la consigne #86  du défi du samedi  :

Prof –c’est son surnom- est justement professeur de sciences naturelles, en début d’année, il  a annoncé  à ses élèves : « Avec moi, pas de surprise, je n’ai pas l’habitude de faire des interros surprise… »
 Quelques  élèves murmurent triomphalement « yes !!! » mais ceux qui connaissent la suite rient sous cape … 
« Pas d’interro surprise, reprend Prof,  parce que vous aurez une interro (courte) à chaque cours… »
C’est un  cours de  veille de vacances, ils ont quand même eu leur interro écrite  de début de cours et maintenant ils se détendent .Un peu trop d’ailleurs, à croire qu’ils ont bu et sont pompette,  seule Cathy Minie, la première de classe  est aux anges et boit les paroles du prof comme du petit lait.
De fil en aiguille, ces chuchottements incessants agacent Prof  qui continue son cours  contre vents et marées. A  un quart d’heure de la fin, il déclare,  fier de son effet : bon puisque vous êtes si pénibles, rangez vos affaires, ressortez votre feuille d’interro : surprise !  Deuxième  interro ! Murmures  incrédules  et réprobateurs des élèves pressés de partir en vacances.
Rentré chez  lui,  Prof dépose les copies à corriger sur son bureau et les feuillette distraitement : sur sa copie Cathy Minie a osé  en préambule ce petit pied de nez : « bonnes vacances... et bonne correction Monsieur ! »    

mercredi 23 décembre 2009

escapade parisienne


23 Décembre 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #bonheurs divers
Sept provinciaux se retrouvent à Paris à l'occasion d'une Bar mitzvah(1). Eh oui,  je suis juif , tendance  laïque voire athée, mais juif quand même...



Me voici promu guide touristique pour mes deux cousines et leurs maris, plus deux ados.
(ma troisième cousine est justement bloquée chez elle pour gérer la dite bar mitsvah et ses divers à côtés).
Tous sont  souvent venus à Paris mais ils n'ont jamais eu le loisir de s'y promener. Sur les conseils d'un vieux monsieur rencontré par hasard, nous empruntons le bus ligne 24 qui nous fait découvrir un joli morceau de la capitale.
Prenant mon rôle de guide très au sérieux, je leur détaille  chaque monument ou lieu, surtout  pour Lucile.
Lucile est la fille de Myriam et David, c'est une adote pétillante et  gaie qui s'intéresse à tout
C'est un plaisir de la voir regarder de tous ses yeux, s'enthousiasmer et poser des questions.
Arrêt gare Saint Lazare pour une halte pizzeria (faim et fatigue...) avant d'entamer la marche à pied et la montée vers Montmartre. J'ai l'espoir que par ce froid vendredi après midi, la foule habituelle de la place du Tertre sera restée chez elle ou déjà  partie aux sports d'hiver..
Nous sommes presque arrivés et faisons une halte dans le hall du moulin rouge.
Ma cousine Myriam, malade, se recroqueville soudain dans un   spasme, ce qui lui arrive fréquemment.  Pliée de douleur elle cherche fébrilement dans son sac le seul médicament rare et toxique qui  la soulage d'habitude. Mais la précieuse seringue est  restée à l'hôtel.  Armé de ma carte de médecin,  je fonce à la pharmacie en face pour tenter d'obtenir une dose.Mais je reviens bredouille, alors, nous appelons un taxi pour Myriam et son fils (qui contrairement à Lucile joue l'ado blasé et préfère justement  rentrer à l'hôtel)
 
 Nous ne sommes donc plus que cinq à entamer la fin de la visite. Il est presque 16 heures. La nuit va bientôt tomber.
Ma cousine Sarah m'explique alors son problème tout simple : juste avant le début du shabbat(2) c'est à dire dans moins d'une heure, elle a l'habitude de réciter une prière en allumant deux bougies...
Nous voilà bien...je proposerais bien d'acheter des bougies au tabac proche et de les allumer dans un coin de rue ou de jardin, mais, si on se fait choper, je nous vois mal expliquer le truc...Alors comme une blague je propose le seul endroit où on peut allumer deux bougies sans se faire remarquer : l'église du sacré coeur.
Après un tour rapide sur la place du tertre déserte pour cause de gel, nous entrons dans la première église venue déserte  : c'est bizarre, je le voyais plus grand le sacré coeur...
Au pied  d'une statue de sainte Thérèse, Sarah a acheté puis allumé ses deux bougies et récité la prière traditionnelle. J'ai fait remarquer que puisqu'il y avait des statues des apôtres il y avait minian (3) pour la prière. Ma cousine était contente,  nous étions heureux qu'elle le soit et nous avons échangé des bisous en nous souhaitant "shabbat shalom" !
 (= bon shabbat )

A la sortie, en contournant l'église nous avons trouvé la véritable basilique du sacré coeur où s'étaient réfugiés tous.les touristes frigorifiés. Ici notre manège pas très catholique quoique respectueux  aurait été immédiatement repéré.
Sarah qui n'avait presque jamais visité d'églises était impressionnée par les tapis de bougies allumées et je lui ai dit en rigolant  : tu te rends compte du nombre de femmes qui sont venues allumer les bougies du shabbat ! Puis, Lucile qui s'extasiait de tout, a découvert   une mosaïque représentant une étoile de David qu'elle a désigné fièrement  à Sarah : tu vois, ils ont pensé à toi !
(Non ils n'ont pas pensé à toi en construisant cette basilique mais à laver l'affront de la Commune de Paris et je connais certains "Escalators" qui refusent d'y entrer pour cette raison. )
Le lendemain,  méprisant la réprobation d'une partie de la famille, parce qu'il serait interdit  aux juifs religieux d'entrer dans une église nous partons vers Notre Dame. Il faut dire  que nous avons eu droit à un office du shabbat à la synagogue du style "je te joue les prolongations" et à titre personnel, là, tout d'un coup, j'ai un trop plein de prières, de religion, j'ai envie de retrouver le monde extérieur, celui des "goyim"(4)
Bien sûr Notre Dame c'est  de la religion mais c'est aussi Paris, l'histoire de France (Paris vaut bien une messe...(5) et puis c'est à côté du quartier latin.   Lucile  est aux anges,  sautille partout, veut  tout voir, échafaude des théories,  en commentant  certains aspects de l'architecture, se désole que les tours soient inaccessibles à cause du gel,(6) se console en admirant les grandes orgues. Du fait de l'heure tardive la ballade dans le quartier latin est assez rapide, mais Lucile  se choisit une gargouille dans un magasin de souvenirs et je trouve une paire de lunettes de soleil  de folie à offrir.
Le lendemain nous nous séparons ; la réception aura lieu en janvier  dans une salle communale. l'angoisse c'est que resteront des sapins de noël (sans crèche puisque salle municipale) et que des hyper religieux (qui vont venir) risquent de  faire une verdeur. (juste en voyant des sapins...
Je me dis  c'est  bonheur  et  chance rares que de vivre dans un pays laïc.
Bon ben,  je vous laisse  parce que  j'ai une table à ranger et un sapin (sans crèche ) à préparer pour nos enfants et notre nouveau petit fils dont c'est le premier noël.
Et je ne résiste pas au plaisir consternant de vous remettre ce lien qui nous fait tous marrer à l'Escale.
Bon noël à tous !

(1)une bar mitvah c'est un genre de super communion pour les garçons çà se passe vers l'âge de 13 ans et c'est l'occasion (qui fait le lardon)  d'une grande fiesta juste un peu moins importante qu'un mariage
(2)le shabbat commence le vendredi soir jusqu'au samedi soir.
(3)minian :signifie je crois dix hommes puisqu'il faut un minimum de 10 hommes pour valider une prière dans une synagogue
(4) goy-goyim  désigne les non-juifs
(5) pour voir ma famille j'ai accepté de mettre mon athéisme en veilleuse  et je me suis quand même farci sur  3 jours 5 heures d'office !
(6) où il y a du gel ...y'a pas de plaisir (incapable de résister)
z

dimanche 20 décembre 2009

Petit déjeuner


consigne #85 du défi du samedi
Petit déjeuner …
Zigmund- homme (celui qui m’a emprunté mon nom pour surfer) a rempli nos gamelles de croquettes ou de pâtée.
J’ai terminé mon repas. Elvis, le chat idiot a expédié le sien  et  foncé dans le jardin vers de nouvelles aventures.  Bon vent !
Resté  seul avec mon maitre,  j’attends,  assis sur la table près de lui, dans la position du chat digne : Basthêt.
Mon maitre sait bien pourquoi  je le regarde  se noyer dans son café à la cardamome  en tapotant  distraitement  sur son ordinateur.
Je fais semblant de regarder le paysage, je m’y  fondrais bien  pour qu’il oublie ma présence. Surtout rester  silencieux …ne pas avoir l’air de réclamer mon dû…il en reste dans le frigo… j’ai vérifié quand il a sorti la boite de pâtée.  Attendre… calme, dignité, discrétion…
En  général, il craque au moment de la revue de presse à la radio. Il se lève et va chercher la boite ronde, plate et bleue de yaourt à la grecque.
 Ne pas se presser, ne pas réclamer trop vite.
L’air innocent,  je lui tourne le dos, faussement absorbé par le spectacle de la rue. Parfois,  ruse suprême,  je pars  faire un tour rapide  dans le jardin : moi, vrai maitre de cette maison,  m’abaisser à  attendre un misérable  yaourt ?  vous  plaisantez !
Ce que mon humain ne comprendra jamais c’est comment je fais pour aparaitre  subitement dès qu’il a soulevé le couvercle aluminium de son yaourt.  
 Bien décidé à exiger  mon dû,  à savoir  la friandise qu’il se destine, je lui impose ma présence, et  vainqueur à chaque fois,  je lèche  le couvercle qu’il pose finalement  près de ma gamelle puis l’intérieur de la boite presque vide. 
Mais  ce que moi je ne comprends pas,  c’est ce besoin malsain qu’a mon maitre de saupoudrer son yaourt d’une dose énorme de cumin moulu, au lieu de le manger « nature » ou  d’y mettre du sucre comme tout le monde.



P.S. :   ceci est mon premier montage photo, zigmund –chat  refusant catégoriquement  de poser à coté de basthet et du yaourt…  soyez indulgents
z

vendredi 18 décembre 2009

offrir-gratuité subversive





Depuis longtemps, je cherche quoi offrir à ceux qui nous sont chers, nos parents par exemple.
De l'école, nous avons  rapporté pour la fête des mères et des pères des objets  "bozec"* et des poèmes recopiés sur un petit carnet orné de dentelle, d'étoiles, de fleurs. Ces objets, nos parents les ont souvent gardés, et nous comprenons pourquoi le jour où, (à notre tour devenus parents) la main tenant le classique collier de nouilles,(ou son avatar) s'arrête impuissante, au dessus de la poubelle, incapable d'aller plus loin. C'est alors que le bidule provisoirement sauvé, retourne prendre la poussière dans un coin de la maison en essayant de  se faire oublier. Il existe des parents qui savent sans état d'âme, couper ce cordon virtuel, et d'autres qui sont glacés d'effroi à cette seule idée... 
Adulte, nous comprenons que le petit poème n'est plus de mise pour leur dire notre amour, nous passons aux cadeaux, aux choses...on fait le tour de ce qu'on souhaiterait offrir pour faire plaisir, et  il arrive un moment où rien ne va,  vraiment rien, pour différentes raisons qui ne seront pas exposées ici. 
Si on y réfléchit,  dans d'autres sociétés, moins nanties, ou plus "primitives", les gens expriment peut être leur affection par de l'immatériel,en donnant de leur temps, de leur présence, par leur sourire ou leur joie de vivre.
Peu de mes proches lisent ce blog qui se voulait  un reflet de  passions ou d' humeurs ; je souhaitais offrir à ceux qui ne peuvent voyager, à ceux qui ne viendront pas me voir, quelques images de notre vie, et des découvertes de mondes inconnus d'eux. Chacun est libre de refuser le cadeau, merci à qui l'accepte....--

*petit apparté  :  je n'ai pas le copyright pour le mot "bozec" , d'après l'ami qui me l'a enseigné çà représente un objet "pas forcément beau, pas forcément de bon goût, mais fait avec tellement d'amour".
fin de l'introduction



C'était en plein samedi de soldes,  une rue piétonne commerçante, d'une ville moyenne de province, quelque part dans ce pays. 
Sur une petite place, ils avaient déballé leur joyeux foutoir,  déployé une banderole "l'argent ne se mange pas"   et mis quelques affiches expliquant qu'ici tout était gratuit et pourquoi. Sur un ton enjoué, ils vous invitaient à choisir un vêtement, à goûter de la galette des rois, à prendre un livre , un CD , un jouet d'enfant.
Bien sûr qu'ils n'avaient pas le "look notable" loin de là, hirsutes, chevelus, piercingués, volontairement (?) mal habillés. Je me suis arrêté, j'ai refusé un vêtement, vaguement honteux de tout ce que je savais posséder, j'ai accepté un cd que je n'ai pas écouté et j'ai pris des photos d'une de leurs affiches que je reproduirai.
(je leur ai demandé de me l'offrir mais ils n'en avaient que 2 exemplaires). 
Ce genre d'espace de gratuité existe à Paris et ne pose pas problème à ma connaissance.
 Ici, ils n'ont tenu qu'une heure : 6 policiers sont venus leur demander de tout remballer, "désordre sur la voie publique".
 Auraient ils tenu plus longtemps, déguisés en notables ?
            Fallait il  avoir honte que le  maire de cette ville soit apparenté socialiste ?
Le don serait il  folle utopie et la gratuité  subversion suprême ?


PS la photo de l'affiche est ratée, en voici le texte :

"la vie n'a pas de prix
la gratuité c'est le prix à payer pour éviter que quiconque soit exclus
c'est le prix à payer pour échapper aux lois marchandes selon lesquelles :
une guerre peut être rentable
une marée noire peut être utile
une minorité peut être éradiquée
une fleur peut être interdite
un paradis peut être fiscal !
la gratuité c'est le prix à payer
pour ne pas être récupéré
pour ne pas être racheté
pour ne pas être consommé !
la gratuité c'est le prix de notre liberté
laboratoire des gratuités 
janv 09" 
z
18 Janvier 2009 , Rédigé par Zigmund

mardi 15 décembre 2009

carte verte


15 Décembre 2009Publié dans #oeil et regard
Voilà
Il est temps de dire des choses pas politiquement correctes.
Je vais passer pour un vieux schnock, ramer à contre courant, je suis un des derniers mohicans.
Il est encore temps pour vous de partir vers un blog plus consensuel.
Vous l'aurez voulu  :  je vais vous faire un "coming out "  médical  : je ne télé transmets pas.
je suis opposé à la télé transmission obligatoire.
Pour les quelques uns qui sont restés une brève explication  probablement superflue
vous allez chez votre toubib, en fin de consultation vous réglez votre consultation .
Là deux solutions :
-vous tendez la jolie carte verte dite carte vitale  de la sécu que le médecin passe dans un lecteur  et vous serez remboursés d'une partie du prix de la consultation  en 8 jours.(çà c'est la télétransmission)
-vous êtes tombés sur un exité de mon accabit qui remplit de son stylo plume (non  pas un "mint blanc") l'imprimé blanc et brun orangé . A vous d'écrire pour remplir le fomulaire, de l'envoyer à dame sécu  et vous faire rembourser  2 à 3  semaines plus tard.

Depuis plusieurs années la sécu nous tanne pour que nous médecins, télé transmettions sous prétexte de moderniser la médecine.
La modernisation de la médecine c'est d'abord la connaissance, et dans ma spécialité, ce sont aussi nos appareils d'examen.
Dire que la médecine est plus moderne si on informatise ses dossiers et si on transmet par internet ou par téléphone des données comptables revient à prétendre qu'un texte écrit sur ordinateur est meilleur que le même écrit à la plume sur papier.
Nos "bien-aimés syndicats" seraient en train de négocier  avec la sécu , non seulement une facturation des feuilles de soins papier, mais aussi une amende de 1200€ pour les réfractaires à la télé transmission.Et moi comme quelques uns,  je suis scandalisé...Mes arguments contre la téle transmission sont nombreux :
-au départ, j'étais tout simplement en colère que nos honoraires n'aient pas été modifiés pendant 10 ans alors que les charges augmentaient.
(salariés qui passez ici, comprenez que quand vous réglez 28 € une consultation, 25 à 40% de cette somme part en charges et impôts divers, tous justifiés)
Je ressens çà comme une injustice. Une publication de mes feuilles d'impôts suffirait à  montrer que je suis loin d'être le nanti à grosse cylindrée (et ce qui va avec) qu'on imagine, même si je ne me plains pas et ne manque de rien.

-toute télétransmission conduit un jour à une  déresponsabilisation face aux dépenses de la sécu :  plus personne ne sait ce qu'il dépense excactement en médicaments.
-ce sont les médecins qui paient la télé trans et ce n'est pas gratuit  :  ni la carte , ni le lecteur, ni le serveur dont la ligne surtaxée évoque le mot racket...
-enfin la téletransmission est une amorce de délocalisation : nous médecins, payons pour faire le boulot de la sécu de gestion des feuilles de soins==>moins d'emplois à la sécu (donc moins de cotisations sociales).
 Quelqu'un m'a soufflé : c'est comme si le banquier vous demandait de payer  pour les chèques que vous lui remettez à encaissement.

Un jour je vous dirai ma haine de la carte bancaire, des banques sans banquier, des serveurs vocaux... et j'en oublie  sûrement.
 Voilà. j'ai poussé mon petit coup de gueule. je retourne à ce qui vaut vraiment la peine : les patients, leurs yeux et l'excercice de mon métier.

dimanche 13 décembre 2009

Panier de champignons

en réponse à la consigne#84 du défi du samedi

On serait allés aux champignons, et on  en aurait rapporté      un peu de tout en vrac.

Sans pitié on aurait méprisé et éjecté les  vénéneux : national      et sa complice intolérance qui auraient dénaturé  les autres.  

 Emprunté à Brassens, un proverbe bien connu des     mycologues : « les coprins d’abord ! »

Et on aurait eu bien du mal à choisir…

Et voilà ! Sur la grande table en bois, comme des champignons à     identifier,  on aurait déposé  pèle mêle les mots à offrir  aux amis des défis  après les avoir un peu classés par paquets.

(ben,  si vous voulez bien nous allons repasser au présent, parce     que,  quand on a passé les 8 printemps,  ce genre d’utilisation du conditionnel c’est difficile) 

Dès le début, on a  pu remarquer des mots tellement évidents     qu’ils ont presque été vidés de leur sens : rêves, amour, amitié.

Ils sont  suivis de près par quelques mots qui ont demandé le     droit d’asile ou au moins un soutien moral : liberté- égalité- fraternité.

Accessibles à tous, quelques friandises mettent le sourire aux lèvres, certaines     ajoutent des courbes aux formes : loukoums, café, thé, chocolat, alcools… modérato bien sûr.

Quelques « artistiques » allegro, irisé, gavotte, harmonie, font un peu     bande à part et attendent les amateurs.

Au hasard, comme çà pour le fun,   on en a rapporté     un  rare, issu de l’hébreu avec une définition alambiquée et pas drôle, mais marrant par son extension  éventuelle  pour décrire une grosse     galère : le shibboleth…

Plus fréquent et drôle,  déjà dans sa     prononciation,  « huluberlu » ricane dans son coin …

(digression : à Istamboul, nous avons croisé plusieurs fois le mot     « mudurlugu » dont nous ignorons -et souhaitons toujours ignorer- le sens… ce mot avait le pouvoir de  déclencher notre  hilarité et nous nous      traitions  joyeusement  d’ « espèce de petit mudurlugu » !  fin de la digression).

Enfin,  les « littéraires alambiqués » vous invitent à     de nouveaux défis :  pangrammes, tautogrammes, lipogrammes et palindromes… tiens,  un zeugma : définition pas simple mais un exemple rigolo :     «  aussitôt, il baissa sa culotte et dans mon estime » .

Amis défiants, c’est un peu le capharnaüm ici, mais  servez     vous : de ces mots champignons, nous ferons une ou plusieurs fricassées  et poursuivrons nos aventures  délirantes.

dimanche 6 décembre 2009

un peu de légèreté



6 Décembre 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #around l'escale
                                                                                                         Je rentre d'un WE auprès de mes parents.
Disons que ce fut difficile...et changeons de sujet.
Il est tard, Zigmund chat aurait souhaité prendre place sur mes genoux mais   les genoux en question sont squattés par l'ordinateur (et en même temps, je regarde d'un oeil distrait "casino royale" à la  télé). Zigmund chat a donc posé ses pattes avant sur ma cuisse, je le caresse de temps en temps de la main gauche(je tape avec 3 doigts de la main droite)
Donc je voulais parler de choses légères et gaies.
Hier, Elvis, notre chat roux a redécouvert le piano et nous a régalés d'une petite sérénade.

Jusqu'à présent, tous les  autres chats de l'Escale avaient peur du piano.
Joye, ma copine de l'Iowa, vient de me donner ce lien en commentaire.

http://www.youtube.com/watch?v=TZ860P4iTaM
..super
Elvis a encore des progrès à faire...

(et nous on dort où, hein ?                                                                                                                                                                                           Déjà connu de beaucoup d'internautes, un extrait de simon's cat dont nous sommes fans. z

mercredi 2 décembre 2009

gestion des suites


2 Décembre 2009 , Rédigé par ZigmundPublié dans #around l'escale
Dimanche soir, j’ai retrouvé l’Escale et ses habitants  accourus pour me réconforter . J’ai  goûté  le calme et caressé les chats qui me faisaient fête et j’ai savouré ce curieux mélange de tentative d’ordre et de laisser aller fataliste qui fait le charme de la maison.
De l’hôpital, nous sommes revenus sans parler, ce qui m’a étonné de la part de ma mère si prompte à critiquer. 
Mon père va mieux, c’est loin d’être gagné(et puis on est à 5 jours de l’intervention) mais, il  est exigeant et parfaitement odieux, à la limite du délire de persécution.


J’ai tenté de me rassurer en me disant que c’était les effets des traitements anti douleur qui sont costauds, mais c’est  très dur à supporter et ni mon frère ni moi n’étions préparés à affronter ce problème. Mon père  se réveille d’une intervention qui lui a  sauvé la vie, et trouve à  se plaindre du  décor, du temps nécessaire pour répondre à ses caprices, du bruit de l’oscilloscope. (qui permet au personnel de le surveiller).
Papistache, sachez que j'ai une pensée pour vous quand je monte les escaliers de l'hopital. De temps en temps j'essaie de réfléchir à la prochaine consigne # 83 du défi du samedi mais le coeur n'y est pas. Dommage elle me plait bien ...

Je pensais  retourner le voir  jeudi mais quelques habitants de l’Escale sont malades, et moi-même, bien que résistant,  suis légèrement fiévreux, donc je préfère éviter de transmettre mes virus.
Pour aller voir mon père, j’ai accepté le vaccin grippe saisonnière plus facile d’accès (mais du coup je dois attendre 3 semaines pour la grippe A, et j'y réfléchis…)
J’y retourne samedi et dimanche, prendre le relais de mon frère qui fatigue.
z