mercredi 31 juillet 2013

Pause

Je voudrais que ça ne dure pas trop longtemps, mais ce blog passe en mode pause pour cause de lumbago qui fait super mal.
Les trois jours passés a pratiquer le tai chi ont été heureux et la douleur ayant pratiquement disparu, je me préparais à faire un post sur les bienfaits de cette discipline et sur le bonheur que m'ont procuré ces quelques jours.  
La douleur est réapparue après mon retour, bien plus violente qu'avant  : on pourrait la coter 8/10 sur l'échelle de Richter des douleurs. Le saut léger de Zigmund chat sur le lit, l'idée même d'un mouvement, suffisent à la déclencher.
La douleur dentaire pourrait lui être comparée mais elle n'empêche pas de marcher. 
Il me faut 10 minutes pour sortir du lit ( sans aide ) et 20 minutes pour m'habiller. Chaque geste est calculé, chaque effort est un supplice. J ai réussi à retourner travailler mais j'ignore si j arriverai à consulter longtemps dans ces conditions. 
 Eh, les malades, si vous pouviez m'éviter pendant quelques jours vos litanies sur vos yeux qui gratouillent  ou les consultations en urgence pour lunettes de soleil cassées, ce serait sympa ...parce que là, présentement, je suis pas sûr de faire dans la compassion !
Je déprime de voir mon été bousillé par cette douleur, je n'ai plus la force d'utiliser mon temps libre à faire l'administratif (la table, on n'en parle même pas !) je m'angoisse de l'effet retardé des médicaments, je  m'agace des conseils parfois judicieux : change ton siège de travail, ton matelas, vas voir un kiné, un ostéopathe, un rhumatologue, un acupuncteur, un magicien ... d'abord ceux que je connais sont tous en vacances ou loin, et mes consultations  même allégées pour cause d'été, qui les assurera pendant que j'irai me faire soigner ? Je suis coincé à tous les niveaux ; si j'avais été salarié j'aurais eu un mois d'arrêt maladie minimum(d'ailleurs ça fera bientôt un mois...)
Mes passages sur internet se font rares à cause de ça, je passe silencieusement sur quelques blogs et je m'endors assez tôt, écrasé par les traitements, avec le fol espoir qu'être "raisonnable" hâtera la guérison...
Voilà pourquoi mes commentaires chez vous vont se faire rares. Voilà pourquoi la #Baguette des #Nantis  arrive  en vrac et dans le désordre sur Twitter.
Comme un malheur n'arrive jamais seul, Elvis notre chat roux pas futé mais sympa est tombé malade et nous nous demandons si le véto n'a pas voulu qu'il meure chez nous en nous le rendant  après cinq jours de perfusions : il fait vraiment peine à voir, je le nourris de force avec des morceaux de poulet, et il passe ses journées sur un tas de feuilles près de la cuisine.



Il y a bien sûr d'autres soucis qu'il est inutile de détailler
Peut être que c'est de là que vient l'expression "en avoir plein le dos"...
A bientôt 


mercredi 24 juillet 2013

Monsieur Lumbago et Madame Arthrose

Je regarde ma nouvelle tente qui devait me servir demain pour ces  4 jours de rencontres internationales de tai chi. 
Elle ne sortira pas de sa housse cette année. 
Depuis mon  passage aux "affranchis, je me traîne un lumbago. 
Chaque matin, la seule idée de devoir bouger du lit me  déclenche une contracture  atroce, et il me faut l'aide de Gabrielle pour sortir du lit.
Et une demi d'heure après, tout rentre dans l'ordre et je n'ai plus mal pendant toute la journée.
J'ai cru qu'un peu de repos et des traitements régleraient le problème, j'ai fait des efforts pour m'allonger plus souvent, j'ai accepté de me bourrer de médicaments mais, après 15 jours, je souffre toujours autant. 
La seule amélioration est que depuis deux jours, j'arrive à peu près à me lever tout seul le matin.
Bref,  j'enrage, et je sais déjà que mes rencontres de tai chi que j'attends avec impatience toute l'année tombent partiellement à l'eau : hébergement en dur, donc loin des copains, interdiction de se battre pratiquer le tui shou, pas question de danser,  autorisation d'assister aux cours à condition de choisir les mouvements autorisés.
-------(comme d'hab j'assume pleinement la kitchitude de cette vidéo)-
Mon image mentale fantasmée de  pratiquant d'arts martiaux s'écroule progressivement pour laisser la place à mon image réelle d'un papy fatigué et voûté. Mes articulations ont décidé de me faire payer cher  mon dogme de "no sport" clamé haut et fort pendant la plus grande partie de mon existence. 
Néanmoins, pas question de me plaindre : j'ai trouvé un hébergement proche de dernière minute, donc,  je vais pouvoir y participer et revoir mes- amis-de-tous-les-ans. 
Et surtout je lis en ce moment le blog de  

@mwyler


rencontrée sur twitter et je ne peux que m'incliner devant son humour et son courage. Cette dérision avec laquelle elle affronte la maladie sera je le souhaite une arme efficace.
Donc, à partir de ce jour, je décide que ce n'est pas une arthrose de rien du tout qui va me miner le moral.
Sur ce, un peu de repos avant le départ prévu demain... 
Et comme dit Ma Zigmund : "cette peine n'est pas une autre".



dimanche 21 juillet 2013

du ririfi dans les hautes sphères /Cataracte et DMLA : même combat

D'après certains articles de presse une crise couve au ministère de la santé
http://www.mediapart.fr/journal/audio/crise-ouverte-au-ministere-de-marisol-touraine
 et "marie-chantal" serait sur un siège éjectable.
http://enattendanth5n1.20minutes-blogs.fr/

Si son départ est imminent, il vient bien trop tard...

MST, et j'insiste avec joie sur ces initiales qu'elle n'aime pas, en moins d'un an, a mis par terre le système de santé, a offert les médecins désignés comme  #nantis à la vindicte populaire relayée en cela  par la  presse, a vendu le système de soins aux mutuelles,  a obtenu la signature des syndicats de médecins qui ont trahi.
La lutte a commencé en septembre 2012 ; à ce moment j'ai commencé à envoyer la baguette quotidiennement sur twitter 
Alors si ce départ est imminent je devrais me réjouir. 
Mais finalement, non, je suis inquiet car elle pourrait être remplacée par pire (si si ça existe) et plus intelligent (si si ...)
De plus, il se murmure que le Premier Ministre l'aurait trouvée trop cool avec les médecins !

En dehors des problèmes spécifiques aux médecins et à leur supposé corporatisme (sans doute mal intégré par les syndicats signataires !) je souhaite aborder ici deux problèmes de santé publique typiquement ophtalmo pour montrer comment les énarques gèrent la santé des gens.

Le premier concerne la cataracte : dans ce billet j'évoquais l'évolution de l'intervention sur la cataracte. Pour simplifier le propos je n'avais pas parlé des nouveaux implants qui sont proposés aux patients.   *
Les implants se sont modernisés :
-d'abord on a cherché à diminuer la taille de l'incision cornéenne et pour cela on a crée des implants pliables 
-puis ou en même temps les chirurgiens ont proposé des implants toriques qui compensent l'astigmatisme et des implants multifocaux qui évitent au patient d'avoir à porter des lunettes progressives après l'intervention. 
Ces implants particulièrement les  multifocaux sortent du cadre du GHS** et le chirurgien facturait  au patient qui acceptait un tel implant, le surcoût non pris en charge.(le GHS de la cataracte qui intègre,  le prix de l'implant simple n'a pas bougé depuis plusieurs années et il est même question de baisser la cotation sous prétexte que l'intervention est plus rapide qu'autrefois).
Mais là où les énarques et les dirigeants de la  CNAMTS  ont fait très fort  c'est qu'ils viennent d'interdire cette facturation du coût en surplus  en prenant comme prétexte l'absence d'évaluation de ces implants et quelques effets secondaires mineurs ! Ceci revient à en  interdire l'usage jusqu'à ce que ces décideurs consentent à se pencher sur les nombreuses études qui prouvent la supériorité de ces implants et leur innocuité. Plus grave ceci met en porte à faux les ophtalmologistes qui vont opérer le deuxième oeil de leurs patients dans les semaines à venir.



voilà ce que ça donne en version cardio (en sachant que l'implant multifocal = 3 à 4% des implants posés est un confort non vital qui pour un surcoût de 200 à 500€ permet de s'affranchir des lunettes 300 à 500€ par  verre après l'intervention  à renouveler tous les 3-5 ans)
-le deuxième concerne la DMLA*** 
Un médecin de la CPAM de Paris vient de pondre ça :

 « 1. L'examen angiographique dans la DMLA n'est justifié que lorsqu'on voit le patient la première fois et les examens angiographiques qui sont faits ultérieurement ne sont pas médicalement justifiés.
 2. Pour les patients présentant une DMLA humide en cours de traitement d'un œil, tous les OCT du deuxième œil, après l'examen initial, constituent  un acte non médicalement justifié. »
Ceci obligerait les ophtalmos qui utilisent ces examens plusieurs fois pour contrôler l'efficacité du traitement et la progression ou régression de la maladie à rembourser à la caisse la valeur de ces examens  effectués "à tort ". 
 ces affirmations s'opposent aux données de la littérature et aux recommandations  récentes de la HAS sur la prise en  charge d'un patient atteint d'une dégénérescence maculaire liée à l'âge.



Je conclus ce billet en exprimant une fois de plus ma consternation devant l'incompréhension des "élites" qui décident des orientations en matière de santé, devant leur ignorance coupable ... devrons nous attendre que l'un d'eux soit atteint de DMLA pour qu'il accepte de n'être surveillé pour ses deux yeux, que par un seul et unique OCT et une seule angiographie ?


* cette vision simplifiée de la chirurgie de la cataracte comporte peut être des  erreurs ou inexactitudes, dans la mesure où je ne pratique pas cette chirurgie. 

** GHS = groupement homogène de séjour.





***DMLA = dégénrescence maculaire liée à l'âge 

PS j'allais oublier les recommandations pour le tri sélectif  pour les confrères : le #CAS VOUS LE METTEZ DIRECT A LA POUBELLE Merci 


vendredi 19 juillet 2013

samedi 13 juillet 2013

Les Affranchis ... suite et fin

Les deux jours sont intenses : à voir plusieurs spectacles de rue différents, on perd quelque peu  la notion du temps.
Personne n'ose se plaindre du soleil qui tape dur, nous traçons inconsciemment notre chemin et choisissons les spectacles en fonction de l'ombre.
Le parc des Carmes offre un repos relatif , luxe extrême, on peut s'allonger dans l'herbe, boire une bière, discuter avec les voisins, en attendant le spectacle d'acrobatie de la compagnie Azeïn ou en écoutant un concert.
Un autre bon plan pour prendre un peu la fraîcheur est l'exposition  "Seijaku" qui réunit les oeuvres de Miki Nakamura  et Jean Michel Letellier  à la Halle au blé.



On savoure la magie qui se dégage de ces oeuvres dans une atmosphère sereine.
Et puis il faut ressortir pour les autres spectacles : "Maritime" de la compagnie les petits délices où une dame cherche à sauver un poisson nommé Jaune John débarqué dans sa théière.(j'ai bien sûr eu une pensée émue pour mon Jaune Lemon mon associé terrassé par une thanichtyose noire) 
 Pendant les pauses,  on échange avec des inconnus les impressions sur chaque spectacle ;  il parait qu'"échappées belles, issue de secours"  le déambulatoire de la compagnie Adhok vaut le détour. Nous les attendons au bistrot devant une bière et ils arrivent : sept "vieux" ...
Non pas question de céder au politiquement correct  et de dire "âgés" : ils se sont évadés de leur maison de retraite et pas de leur EPAD et partent voir le monde "extérieur".

 Nous n'avons vu que la fin de  cette prestation à la fois drôle et émouvante. 





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Alors, n'espérez pas couper à cette chanson de François Beranger qui évoquait de façon analogue, il y a 30 ou 40 ans le même sujet du vieillissement (et lisez ou relisez ce texte de @Babeth_auxi : 99 ans
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vendredi 12 juillet 2013

Jouer à "où est Charlie?"

 Profitant de l'hospitalité de proches, nous sommes revenus au festival des affranchis à la Flèche.
Deux jours de spectacles de rue et un avant goût de vacances : ici, personne ne me connaît et je peux marcher librement sans me faire agresser par mes patients bien aimés( le "faudrait que j'vous voie pour mes yeux ! " me sort par les yeux et me gâche mes loisirs régulièrement).

 En plus de nos hôtes, partis vadrouiller dans la ville, en nous laissant les clefs, il y a quelqu'un que je souhaite rencontrer : l'ami Joe Krapov dont les écrits égaient entre autres les "défis du samedi " et qui partage sur son blog les photos de ses voyages.
L'an dernier, nous nous étions donné rendez vous pour un spectacle de la compagnie : le bruit qui court
mais, sans doute subjugués par cette Carmen farfelue, nous n'avions pas su nous reconnaître alors que nous étions assis à quelques mètres l'un de l'autre !
Cette année, nous avions choisi la facilité : le rendez vous était fixé à l'étoile du Maroc heure et jour précis, couscous et thé à la menthe...
Joe  et Marina vous diront que Gabrielle et moi mentons comme arracheurs de dents.
Il a tenté avec Gabrielle de me convertir aux échecs que ces fous ne conçoivent qu'à travers l'ouverture Bird ! Il est vrai que j'avais proposé à Marina  de l'initier au Tui shou lors des prochaines rencontres Jasnières. Mais contrairement à ce qu'il déclare, je n'avais pas l'intention de partager ma tente palace. Gabrielle n'a pas les idées aussi larges qu'une tente 8 places... 
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Pendant ces deux jours, nous avons déambulé  ensemble ou séparément au gré des spectacles : la compagnie  "le bruit qui court" (toujours elle, une valeur sûre !)nous a gratifiés de "Hamlet en 30 minutes". 
Bonheur et  rigolade pour nous, spectateurs, souffrance et improvisation difficile pour les acteurs car d'aucuns avaient décidé de se marier dans l'église proche : les cloches ont sonné pendant la moitié du spectacle ! Penser à militer pour l'interdiction des mariages le samedi des affranchis...

 


un lumbago sournois  probablement lié aux contorsions obligatoires pour assister à certains spectacles m' empêche d'organiser et de choisir  les photos des spectacles et  d'écrire plus longuement.

à suivre ...







pas de lambada avec un lumbago


Cette chanson me trotte dans la tête et aussi  cette blague : Monsieur et madame Le Martyr ont un fils : Youssouf 
Depuis dimanche soir, je suis bloqué par un lumbago.
Et mercredi matin, un torticolis est venu tenir compagnie au lumbago.
Je vous épargne mes hurlements au réveil  quand la moindre idée de mouvement déclenche une contracture.
J'ai aussi pu tester la solidarité des docs et pharmaciens twittos avec une aide pour le traitement antalgique    (parce que l'Escale est un désert pharmaceutique)(merci à eux :-))
Mon dernier lumbago remonte à une petite vingtaine d'années, je l'avais soigné par le mépris jusqu'à ce qu'une nuit je me retrouve bloqué et hurlant dans mon lit.
J'ai rapidement compris qu'il faudrait limiter l'ordi et la position assise. Et j'ai limité mes interventions sur la toile au strict minimum en utilisant l'Iphone, ce qui explique mon absence de commentaires sur les blogs des amis)
Merci à l'ami Joe Krapov de se montrer patient pour que je donne ma version de notre IRL. La sienne se trouve là (cliquez sur le Z   http://krapoveries.canalblog.com/archives/2013/07/09/27606505.html) en 4 épisodes courts 


  
--et pour les démos de ce style (j'assume totalement la kitchitude du truc) on attendra un peu !
 

vendredi 5 juillet 2013

quand je pense à Fernande ...


Fernande, 75 printemps,  n'est pas une vraie Léontine. Elle est vive, répond bien aux questions ...
Depuis 15 ans je mène une lutte acharnée contre ses préjugés.

mercredi 3 juillet 2013

écouter/ être écouté

Malgré le retour du soleil, mon moral est plutôt bas.
Des soucis, j'en ai, mais qui n'en a pas ?
Je ne suis pourtant pas à plaindre j'ai le nécessaire et assez de superflu pour que la vie soit facile.
Nous avons voulu que l'Escale soit un lieu d'accueil, et d'entraide. 
Mes maîtres de médecine,mais aussi mes maîtres de tai chi m'ont  enseigné l'importance de l'écoute. J'écoute mes malades, mes amis, les membres de ma famille, j'écoute les dits et les non dits.
J'ignore d'où vient  cet aphorisme :"c'est le malade qui nous donne le diagnostic, il suffit d'entendre ce qu'il dit". 
En ophtalmologie on écoute beaucoup avec les yeux, mais il existe quelques diagnostics (et traitements) "de téléphone" qui vous font passer pour un magicien.( ça vous booste  un peu l'égo)
Il m'a fallu dix ans avant d'accepter la confrontation à l'autre dans le tai chi, dix ans avant d'entrevoir la richesse de cet échange muet, de ce don mutuel du tui shou.(*)

 J'écoute l'orchestre qui couvre mes canards et je me laisse porter par son énergie ; parfois, rarement, je prends de l'assurance et c'est moi qui porte l'orchestre pendant un court moment de grâce.

Mes malades ne m'écoutent pas, ce n'est pas leur rôle il est vrai, mais parfois un minimum serait apprécié, surtout  quand je passe du temps à leur expliquer leur pathologie et les traitements envisagés.
Beaucoup de proches ne m'écoutent pas, ils en sont incapables, certains me coupent la parole dès le premier mot.
 Je crois être un  grand écouteur. Je parle assez peu, mon souffle d'ex nicotinomane est court, et j'ai souvent besoin d'un temps de latence avant de m'exprimer.
 Dans mes moments de spleen(**) il m'arrive de m'interroger : et moi, qui m'écoute ? qui s'intéresse à mes aspirations ou à mes espoirs déçus ?
L'écrit a ceci de fabuleux par rapport à la vraie vie c'est que personne ne vous coupe la parole, pour vous imposer sa vision des choses ; il laisse libre de choisir  avec soin chacun des mots employés, il laisse le temps de réfléchir dans un monde dominé par la vitesse et l'éphémère. 
Sans doute est ce une des raisons de ma présence ici ou sur certains réseaux sociaux. ----
François Béranger - Les mots terribles par


François Béranger - Les mots terribles par Quarouble 

*aucune connotation sexuelle derrière cette pratique .  
** je n'aime pas ce mot qui fait écho à la période "romantique" en littérature qui m'a toujours laissé de glace.