mardi 27 mai 2014

lutter résister

Toujours tétanisé par les résultats des élections en France.
Hurler  ou se taire ? amplifier l'innommable en le désignant  ou risquer de le banaliser ?
Rester  ou partir ? et partir où  ???
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Ceux pour qui j'ai voté (utile) en mai 2012, ceux que j'ai acclamés, sont rapidement devenus  aveugles et sourds.

Consterné, déprimé par tant de bêtise (plus au singulier qu'au pluriel), tant de reniements,choqué par cette absence totale de remise en question, je retiens mes écrits en me souvenant que les socialistes sont ma famille d'origine et que je n'avais pas d'autre choix que de leur faire confiance ...
ah, le "mon adversaire, c'est le monde de la finance !" celui là restera impardonnable.
Quotidiennement, j'envoie machinalement la #BaguetteNantis reflet de ma colère qui s'amplifie à chaque fois que je nomme la ministre de la santé, mais persiste une double hésitation 
1/ on ne tire pas sur les ambulances (et surtout quand les membres de votre famille politique s'y trouvent)
2/est ce vraiment utile ? à quoi sert la lutte de quelques uns ?
Je me souviens des luttes récentes, du collectif de Mars et de son écho minimum, du mépris des confrères à qui nous essayions d'ouvrir les yeux
Aujourd'hui, c'est mardi et depuis décembre, une partie non évaluée des membres de l'UFML ou sympathisants stoppent la télétransmission ce jour là pour protester. Combien de confrères pour suivre ce mot d'ordre simple ??? 
Certains disent que la télétransmission est hors sujet ; je crois au contraire que le mépris des tutelles envers les médecins  a débuté avec la télétransmission "obligatoire" quand les caisses ont délocalisé sur nos secrétariats le traitement des feuilles de soins.


Récemment, sur FB un nouveau venu à l'UFML nous reprochait notre inaction, poussait à la grêve... 
Mais la grêve prévue de longue date pendant une semaine en mars a été peu  suivie, et l'arrêt chaque mardi de la télétransmission reste confidentiel. 
Parmi ceux qui hurlent qu'il faut agir/réagir, certains restent bien au chaud dans leurs cabinets quand la grêve est décidée.

 Il y a sans doute autant de types de médecins que de listes aux élections européennes ; le tour de force de l'UFML a consisté dès dimanche soir après le résultat des élections, à tenter de  réunir les médecins sous la seule bannière de la médecine avec ce billet modéré et consensuel.
Médecins, si la balle est dans votre camp maintenant, soyez en sûrs, elle ne le restera pas bien longtemps.
Ne venez pas pleurer quand le TPG vous sera imposé, quand, pour continuer à exercer, vous serez obligés de signer un pacte avec le diable, le capital la finance, les mutuelles et de faire du chiffre pour eux, quand votre liberté de prescrire ou d'installation sera remise en cause, et quand, dans 10 ans, (s'il reste encore des médecins libéraux) la valeur du CS sera toujours à 23-28€ le niveau le plus bas de cette europe qui se construit contre ses citoyens...


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2 commentaires:

  1. parfois je suis bien contente "qu'il me reste si peu à vivre"

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  2. c'est pareil pour moi . moral en chute libre

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c'est à vous de réagir ....