mardi 30 mars 2010

Cent mots pour le dire


Pourquoi je ne vous donnerai pas rendez- vous. Zigmund
Depuis vingt ans, on ne forme plus de médecins ophtalmologistes. Le numerus clausus augmente au compte gouttes,  mais surtout, une fois passé le cap de la première année, il faut être classé dans les meilleurs au concours de l’internat pour avoir un espoir de devenir ophtalmologiste  chirurgien. Ne croyez pas les  élus (responsables etc… ) qui se scandalisent du délai de rendez vous chez les ophtalmologistes,  nous ne sommes pas responsables de notre propre disparition.
Mes rendez -vous sont complets pour l’année à venir, ma vie est donc  prévue en conséquence.  

Grandes questions metaphysiques sur les admins .Zigmund
Je viens de finir de commenter chacun de vos textes et voilà que je note deux absents de taille : walrus et papistache. Pourquoi le célèbre duo a-t-il  passé son tour ? la nouvelle présentation des défiants (merci) aurait elle  mangé leur temps ? Ou  auraient   préféré se réunir en association de bienfaiteurs pour  tirer en douce des billets de cent ? Eux seuls pouvaient prendre de l’avance puisqu’ils connaissaient la consigne « cent » . Et Val où est elle passée  hein ?
Ne nous laissez pas dans l’ignorance  et merci tous.

Ranger la table en cent mots.Zigmund
Pas de photos de cette ép(r)ouvant-table .Répondre au défi ? Faire table rase ?
Urgent : bordereaux URSSAF,  pôle emploi, faire  chèque, trouver timbres courrier lent(radinerie crasse) .
Moins urgent : deux factures à payer, préparer les remises de chèques pour nourrir mon banquier vorace. (ô desespoir !). mise à jour des comptes .
Procrastiné depuis longtemps : réclamer des sous à la sécu , courriers à faire, commande de papèterie.
 Les classeurs  à levier dégueulent leurs papiers.
 Ranger les intrus : origamis, revues, « filerie » …  mais où ?   grosse  fatigue …




 Cent mots pour ranger la fameuse  table deuxième mouture : sur l’air d’une chanson internationale   (la tricherie est dans le titre )  Zigmund
C’est le but final, pressons nous et demain
La table, la table aura un air humain.
«- Debout zigmund c’est grosse galère,
  Ne remets plus au lendemain
Aux papiers déclare la guerre
Ne joue  plus à l’écrivain !…
-du passé faire table rase ?
Jamais n’en viendrai à bout !
La table ne sera pas rase
Je ne rangerai rien du tout !"
C’est la lutte finale
Les papiers ont gagné
La table lamentable
S’est fait procrastiner.

samedi 27 mars 2010

Rosalie



C'est mon patron qui m'a nommée  Rosalie. 
Classique règle en bois de 45 cm, j’étais crainte et respectée dans cette classe de CE2. Mon propriétaire avait passé presque toute sa vie à l’école, ce qui est normal pour un instituteur  ;   avant qu’on dise « professeur des écoles », on disait « maître d’école ».
On imagine difficilement que cet homme vieillissant, vêtu de son éternelle blouse grise démodée, avait pu être un petit garçon qui jouait aux billes dans cette même école publique devenue mixte après avoir été « de garçons ».
Il arpentait les rangs en rythmant ses dictées, il me balançait pour insister sur un mot  ou  une terminaison   difficile : « les genoux –« kssss » -», ou pour  suivre le cours d’un fleuve  sur la carte.
Dans ces moments, j’aimais déceler son sourire débonnaire derrière sa moustache à la Brassens.
J’ai parfois effleuré les doigts  ou les épaules d’élèves récalcitrants, ou somnolents, mais c’était rare, car mon propriétaire, plutôt calme, ne se mettait jamais en colère. Pour marquer son agacement il faisait sursauter toute la classe en  me tapant à plat sur son bureau : les chuchotements des garnements tétanisés cessaient immédiatement (pour reprendre un peu plus tard...) les dos se redressaient, et  on entendait le silence pendant les quelques secondes suivantes.
Bien sûr, il m’utilisait  aussi pour tirer des traits sur son cahier, mais il me délaissait fièrement pour tracer  à main levée des traits impeccables sur le tableau noir. J’étais un peu jalouse.
A la fin de cette année 1987, mon maître, avant de partir à la retraite, m’a offert à un des  élèves de cette classe.
Si vous m’acceptez dans votre musée, je serai heureuse de revoir des enfants, qui viendront  s’agglutiner devant ma vitrine et j’espère que vous leur raconterez mon histoire. 

samedi 20 mars 2010

Emploi du temps

P1020629


Ecrit pour le défi du samedi 

samedi 13 mars : retour d'un congrès de trois jours à la Vilette. Programme si dense que j'ai du me contenter d'une traversée éclair de l'expo sur les mathématiques avec un arrêt devant la fontaine turbulente.

Le congrès en lui même est une course aux salles et aux places dans les salles.