jeudi 8 mai 2014

musée du quai Branly

 Deux jours de vacances avant le congrès de la société française d'ophtalmologie.
Le premier jour est consacré au musée du Quai Branly : pas question de rater l'exposition sur les Indiens des plaines.Et nous en profitons pour revoir une partie de l'exposition permanente.
J ai du mal a visiter ce musée sans que tourne dans ma tête cette contrepèterie utilisée dans une pièce de théâtre ( joyeuses Pâques ? ) "ils habitaient des gites immondes quai branly "



La rivière des mots conduit à l'exposition permanente.



 
 








Toute ressemblance avec une femme politique à entartrer d'urgence serait évidemment fortuite !


Bientôt les serres du jardin des plantes et la galerie de l'évolution.





le "j'accuse " de l'UFML

 
 Pour éviter de  le  passage par la page FB je me permets de relayer en page ce message de l'UFML communauté.

J'accuse le gouvernement de vouloir assujettir les médecins aux organismes payeurs par le tiers payant généralisé
J'accuse Mme Touraine de de vouloir demain installer une médecine de quota et de files d'attente , une médecine à l' Anglaise

J'accuse le gouvernement de favoriser par des mesures fiscales ou étatiques, les organismes complémentaires
J'accuse l'état Français de ne pas respecter le conseil constitutionnel et d' imposer les instituts de prévoyance dans l'ANI avec des intérêts autres que sanitaires.
J'accuse Mme Touraine d'insultes quotidiennes à la profession dont elle à la charge.
J'accuse l'état Français d'étatisation des 
systèmes de retraites des médecins libéraux.
J'accuse le gouvernement de travestir les réalités par la sémantique "dépassements d'honoraires", contrats "irresponsables", "pratiques tarifaires excessives".
J'accuse Mme Touraine de maintenir l'opacité des comptes des organismes mutualistes.
J'accuse Mr Frédéric Van Roeckeghem d'accepter l'existence de tribunaux d'exception en ses murs.
J'accuse Mme Touraine de reniement par le maintien des franchises sur les soins.
J'accuse Mme Touraine de maintenir la désespérance des équipes de soins et la dégradation des activités aux sein des hôpitaux par le maintien d'une gouvernance tournée vers les administratifs.
J'accuse Les responsables des mutuelles de hausses de cotisations alors qu'elles bénéficient du financement des ACS, et de cadeaux fiscaux.
J'accuse Mme Touraine d'accepter le report des charges mutualistes sur les cotisants et de refuser cette possibilité aux médecins.
J'accuse l'état Français de détruire la médecine libérale par le maintien de tarifs aux plus bas de l’échelle européenne.
J'accuse l'état Français de communication et d'action inutiles alors que les déserts médicaux se multiplient et que les maires de France soumis à l'urgence se soumettent aux agences de recrutements étrangères et aux médecins aux qualifications non vérifiées.
J'accuse le gouvernement de livrer le système de santé aux financiers au travers des réseaux de soins.
J'accuse Mr Hollande d'accepter la disparition de notre système solidaire pour un système inégalitaire ou le niveau de soins dépendra de son niveau de revenus et de son contrat de mutuelle.
J'accuse Mr Hollande de vouloir faire disparaître la médecine libérale.

23 octobre 2013 



samedi 3 mai 2014

Trois pianos et un basson

(un petit retour éclair aux défis parce que la consigne #296 me plait )

Le piano trônait  en bonne place dans le salon, il était pour moi.
J'ai eu du mal à comprendre pourquoi, alors que j'avais opté pour la  harpe, mes parents avaient choisi le piano.
Comme j'étais un garçon docile, quoique peu doué, j'ai suivi sagement les cours de solfège du conservatoire.
Je me souviens qu'à l'examen oral de fin d'année mon prof a murmuré à l'un des examinateurs que malgré mon niveau assez minable, ce serait mieux de me faire passer dans la classe supérieure et de me laisser commencer le piano.
Il avait raison, le résultat de l'examen n'avait déjà plus aucune importance : je savais tapoter le début de la toccata de Bach ... et nous sommes partis sans retour possible en abandonnant le piano et la maison avec.
Par la suite, je retrouve un nouveau piano et je reprends l'étude avec un nouveau professeur. Je découvre les gammes de la méthode Hanon... je dois être maso  ... j'aime ce genre d'exercices  qui vident la tête et j'aime aussi étudier le solfège. Je malmène les classiques : le gai laboureur, la lettre à Elise, le concerto d'Albeniz et  une polonaise de Chopin, mais je refuse de jouer la marche turque de Mozart que j'écoute en boucle  de peur de l'abimer.
Dans une cage près du piano un mandarin chante dès que je me m'installe devant l'instrument. 
Les années passent, mes progrès sont faibles, mon prof est trop coulant, mes études ont pris le dessus.
C'est ma grand mère qui prend ma place : elle chante dans un dialecte arabe-hébreu les chansons de Lili Bonniche ou  de Reinette l'Oranaise ...et toute ma vie je m'en voudrai de ne pas avoir enregistré et photographié ces  moments de grâce. 
Une fois de plus, je laisse mon piano derrière moi pour plonger dans les études de médecine.
Bien plus tard, les sous me manquent pour racheter un piano, en attendant, je reprends à zéro les études de solfège, et je loue un basson ...
La maison résonne d'opéras, de musique baroque, ou contemporaine ;  je me fais régulièrement la promesse de travailler plus sérieusement, mais le temps se rétrécit.
Le piano qui revient  un jour dans la maison est un cadeau  posthume de ma grand mère. Sa photo est posée en permanence sur l'instrument.
Reste cette émotion intacte quand je regarde cette image, que j'essaie maladroitement  de retrouver sous mes doigts les musiques de ma jeunesse, et que je pense à ce premier piano resté de l'autre côté de la mer.
(https://www.youtube.com/watch?v=J7TNPXwnOXI


PS  pardon d'avoir  usé et abusé des liens